Contact Jeep Grand Cherokee TrackHawk
Par   |  15 août 2019

Dans le cadre d’une journée dédié, le groupe FCA (Fiat Chrysler Automobiles) nous avait convié à venir essayer les modèles de la gamme Fiat, Jeep, Abarth et Alfa Romeo, regroupés dans un même lieu. Quelques spécimens historiques étaient également présents, vous les retrouverez ici.
Nous avons donc eu le plaisir de prendre en main, selon nos choix, l’Alfa Romeo Stelvio, Fiat Panda GNV, Jeep Wrangler Rubicon et Cherokee TrackHawk, ainsi que l’Abarth 124 GT, rien que ça !

Sans être informé de la nature diabolique de la bête, ce Grand Cherokee TrackHawk passerait presque inaperçu dans sa robe grise. D’accord il y a bien quelques prises d’air supplémentaires dans son parechoc avant ajouré, les deux doubles sorties d’échappement ainsi que les jantes de 20’’ (un Quashqai 150cv chausse déjà du 19’’ alors…), mais rien de très spectaculaire pour le profane. Le diable se cache donc bien dans les détails pour ce grand Suv de plus de 4.80m de long, haut sur patte, bien qu’un peu plus râblé qu’a l’accoutumé, plutôt élégant et identifiable immédiatement comme faisant parti de grande famille Jeep.

Même philosophie à l’intérieur, où, à part les logo TrackHawk, quelques inserts carbones et des sièges plus enveloppants, d’un rouge « quipiqueunpeulesyeux », pas grand-chose ne le distingue vraiment de ses frères plus civilisés. Evidement l’équipement est pléthorique sur cette version chapeautant la gamme, et l’habitabilité, bien que très bonne dans l’absolu, reste tout juste dans la moyenne de la catégorie de ces gros SUV de plus de 4.80m de long.
Exceptionnellement, nous ne vous parleront pas du système Hifi Harman Kardon, en effet, bien que celui-ci s’annonce de bonne facture, nous avons préférés écouter les grondements du V8 durant notre prise en main !

Justement, c’est l’heure d’y jeter une oreille à ce bon vieil Hemi compressé ! Vroaaap, dans un souffle, son réveil précède la tempête. Et qu’elle tempête ! Si l’auto reste globalement relativement discrète, ce n’est que pour mieux camoufler la pompe à feu. Le moteur gronde, le compresseur siffle, et votre nuque s’enfonce inexorablement dans l’appuis tête. Les performances sont dantesques. Si le poids, important, se ressent, ce n’est surement pas à l’accélération, ou les 707cv, accompagnés des 868Nm de couple, deviennent bien plus que des chiffres. Les performances sont dignes de berlinettes frappées de blasons prestigieux, le tout avec armes et bagages, et deux fois moins cher. Les sensations sont incroyables, y compris au freinage, largement dimensionnés (400mn à l’avant !) et signés Brembo, faisant preuve de détermination pour arrêter les 2.5 tonnes de l’engin. Et puis si jamais il vous prend l’envie de vouloir montrer à votre voisin en Cayenne turbo qui est le (grand) chef, n’hésitez pas à actionner le launch control. Effet garanti. Tout cela a bien sûr un prix : 30l au 100km, le prix du plaisir. Il est surement possible de faire moins, mais nous, joueurs comme nous sommes, n’avons même pas cherchés à essayer. Après quelques minutes d’essais, une folle idée nous vient à l’esprit, pourquoi ne pas avoir doté l’échappement d’un système de clapets actifs, que l’on actionnerait via un mode « délinquant », ça sonnerait bien, et quitte à donner dans le diabolique !

Ok, ça pousse velu et ça freine correctement, mais à part se dandiner gentiment à l’arrêt au rythme du V8, tel le muscle-car moyen, elles donnent quoi ces suspensions ? Et bien aussi inattendu que ce soit, c’est pas mal, pas mal du tout même. La voiture a beau être lourde, et capable d’arriver vite, elle ne se désunit pas. Rien à voir avec une sportive plus légère, mais en durcissant le châssis, la caisse s’avère bien tenue. Cependant il faut bien gérer la vitesse d’entrée dans le virage, sous peine de voir l’inertie nous éloigner du point de corde, et se faire quelques sueurs froides, voir chaudes. Mais une fois le mode d’emploi assimilé, il est tout à fait possible de se faire plaisir sans arrière-pensée. Et de passer en mode street pour les voyages au long court en famille, ou le confort, restant certes un peu ferme, devrait être acceptable par madame et les bambins.

Jeep a lâché la rampe. Totalement. Et s’il ne faut pas confondre ce TrackHawk avec le trailhawk (finition intermédiaire dieselisable), cet engin d’exception, probablement vendu au compte goute sous nos cieux de plus en plus autophobes, apporte une vraie bouffée d’oxygène en terme de plaisir. Et rien que pour cela, le constructeur mérite, en plus de notre respect, nos remerciements les plus sincères.

Version essayée : Jeep Grand Cherokee Trackhawk 6.2L HEMI Supercharged 4×4 bva8 au tarif indicatif de 122 250€

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