Peugeot 508 SW GT, pour la beauté du geste
Par   |  15 octobre 2020

Si les berlines sont passées de mode, que dire des breaks ? Et bien ils s’adaptent ! En soignant leur look par exemple, ce qui est exactement ce que tente de faire la Peugeot 508 SW, qui, de plus, dérive d’une très jolie berline. Sans oublier les aspects pratique, évidemment, et pourquoi pas un volume de chargement à la hausse. Autopsie d’un break moderne.

En l’abordant de face, nous retrouvons avec plaisir le design dynamique de la berline, en effet, seul l’œil affuté remarquera les petites barres de toit habillant les hauteurs de notre 508. Le profil fait apparaitre la vraie différence avec cette ligne de toit poussant beaucoup plus loin vers l’arrière, et se terminant par un hayon biseauté. Mais ce profil nous confirme une chose : Nous ne sommes pas en présence d’un déménageur. Plus de volume et de praticité, oui, mais le look avant tout.

Et c’est réussi, car si la ligne de toit finie bien par tomber, cela intervient logiquement beaucoup plus tard que sur la berline, façon « break de chasse ». Les grandes roues de 19’’ bien englobées par les ailes postérieures élargies, ajoutant une touche de caractère. Les feux arrière, repris de la berline, s’intègrent parfaitement, et proposent toujours une jolie cinématique à l’ouverture/fermeture de la voiture, nous en viendrions presque à regretter qu’ils ne soient pas en mesure de faire fonctionner les clignotants en mode défilement. Et pour clôturer le tout, les deux sorties d’échappement viennent confirmer la présence de la motorisation GT.

L’intérieur aussi, se trouve logiquement très proche de la berline, du moins aux places avant, reprenant le design ainsi que la qualité de fabrication quasi sans reproche de la berline. Quasi seulement, en effet, les petits anneaux métalliques encerclant le haut du volant présentent un interstice avec le cuir difficilement acceptable à ce niveau de prestation, cela dit nous pensons plus à un souci ponctuel, puisque la berline essayée récemment n’en souffrait pas. Mais c’est quand même pas de chance que cela tombe juste sous le nez de l’essayeur !

Les matériaux donc sont plutôt flatteurs, mêlant bois, plastiques moussés et laque à piano, et les ajustements, à l’exception citée plus haut, sans reproches. L’I-cockpit est toujours présent, avec son petit volant et la très réussie vue des « cadrans sur la tranche », ainsi que la vision nocturne toujours bluffante et sécurisante.

L’habitabilité de son cotée reste proche de sa petite sœur, puisque seuls les passagers arrière bénéficient d’une meilleure garde au toit. Le coffre aussi, évidemment, avec sa tablette assez haute, propose une dizaine de pourcent supplémentaires, et surtout une plus grande modularité.
Pas de remarque spécifique concernant le système audio Focal, identique à celui essayé ici, si ce n’est la réception radio qui n’est est apparu moyenne.

Après le diesel essayé dans la berline, nous étions heureux de trouver une version essence, d’autant plus affichant 225cv. Mais au final ce moteur apparait un peu timide et il faut vraiment aller chercher les quelques sensations au-delà de 4 500trs/min, plus GT, et peut être plus GT Line, que sportif. Et s’il fait le job, c’est toujours en discrétion, y compris acoustique. Si c’est agréable sur long parcourt, c’est franchement frustrant lorsque l’envie de se faire plaisir point le bout de son nez. Sachant qu’il a développé jusque 265cv dans la 308, nous aurions bien vu 250cv avec un petit surplus de caractère dans cette 508 GT, qui nous a gratifié d’une consommation aux alentours de 7.5l/100km.

Le châssis, pièce maitresse de toute Peugeot qui se respecte, était particulièrement attendu, d’autant qu’il est actif, et donc modifiable grâce au Drive Mode. Le mode Confort apparait… confortable, presque trop ! Bien entendu, le mode sport est lui bien plus ferme, sans l’être trop, jamais casse vertèbre, au point que nous l’aurions bien vu en tant que mode normal, avec un châssis plus ferme en sport.

Dans tous les cas, la voiture reste bien équilibrée, évoluant vers un léger sous-virage à l’approche de la limite, efficace et rassurant. Peut-être qu’un mode custom, permettant de mélanger certains paramètres, permettrait de résoudre cette doléance.
Cela dit, coté aides à la conduite, nous mettons un carton jaune, puisqu’on peut le déconnecter, au maintien actif dans la file, vraiment intrusif, au point que dans certaines conditions il en devient inutile.

Bien qu’a contre-courant, cette version break de la 508, belle à se damner, fait honneur à la réputation Peugeot en termes de tenue de route. Et puis même si nous considérons le moteur comme un peu timide, force est de constater qu’il conviendra à l’immense majorité des utilisateurs, qui profiteront du confort ainsi que d’une habitabilité plus poussée, notamment pour ce qui est des côté pratique. Une bien belle alternative aux Allemandes en sommes.

Version essayée : Peugeot 508 SW GT PureTech 225 S&S EAT8 au tarif indicatif de 54 190€ ttc

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