Renault Kadjar, bonne mise à jour
Par   |  18 mars 2019

Pas facile la vie de pionnier, s’il fut l’un des premiers SUV de l’ère actuelle, le Kadjar a dû faire face à de nouveaux prétendants de plus en plus pressants. Qu’ils soient Français ou étrangers, chaque lancement laissa une ride supplémentaire qui commençait à devenir difficile à cacher. D’où cette remise à niveau sous la forme de restyling bienvenu, afin de continuer à exister sur ce marché en pleine croissance. Plus qu’un nouveau physique, c’est une mise à jour profonde dont bénéficie le modèle Renault, avec notamment de nouvelles motorisations.

Si le Kadjar est une voiture discrète, notre version d’essai est un peu plus flashy, et ça lui va à ravir ! Le « bleu iron » rehaussé de quelques touches de chrome et chaussant des roues de 19’’, ça vous change une perception. A vrai dire elle ne fait pas ses 4 ans, et seule la largeur des roues (225) date l’auto.
La face avant proche des monospaces de la marque, l’arrière avec cet air de grosse Clio 4, les flancs souples soulignant juste ce qu’il faut des ailes marquées, notamment celles arrières, surplombées par une ligne de toit tombant, mettent en avant un design, qui, si l’on n’y prête plus guère attention aujourd’hui, souligne bien le travail originel, assez peu retouché sur cette mise à jour. Elle se ferait presque sportivo/bourgeoise dans cette livrée trop rare.

L’intérieur nécessitait plus de travail, et le résultat est probant. Alors attention, il ne s’agit pas de la nouvelle référence en design et finition, mais les progrès sont flagrants, notamment du coté des ajustements. Les matériaux sont corrects, et l’écran tactile, intégré derrière une vitre beaucoup plus large que lui, donne l’illusion de quelques pouces supplémentaires. Les commandes de clim chromées reprisent du Duster sont tout à fait à leur place, et le cuir gris clair parait de bonne qualité et éclaire un peu cet intérieur baigné par la lumière du toit panoramique (non ouvrant) de très grande dimension. Mesquin de ne pas avoir doté la commande électrique du rideau l’occultant d’une fonction séquentielle, c’est parfois un peu longuet de rester avec le doigt dessus pendant la manœuvre !

L’habitabilité est bonne à l’avant comme à l’arrière, pas la référence de la catégorie, mais une voiture à vivre, assurément. Par contre le coffre se situe lui dans la moyenne basse, et pas de sièges coulissant pour l’agrandir un peu.
Coté système audio pas de surprise, avec un ensemble Bose de qualité auquel nous ne pourrons reprocher que des possibilités de réglages très basique ainsi qu’une ergonomie douteuse dans la commande déportée derrière le volant, le bouton permettant de changer de source étant particulièrement mal placé.

Notre modèle était équipé du nouveau 4 cylindres essence de 1 332cm3. Renault ne cède donc pas aux sirènes du 3 cylindres pour ce moteur downsizé développant 160cv. Plutôt une bonne idée tant il semble bien né, souple et plein à tout les régimes, discret aussi bien en bruit qu’en vibration, seule la fibre sportive en haut du compte tours semble lui manquer, ce qui n’est pas bien grave pour un SUV familial. Il a même la bonne idée de se montrer sobre, puisque si une moyenne de 8l/100km est facilement tenable, il pourra sans problème revendiquer 1 litre de moins en conduite « de bon père de famille ». La boite automatique le seconde parfaitement, mais en restant elle aussi plutôt en mode confort que dynamique. Un ensemble raisonnable et bien accordé. Cependant la commande de boite, longue, fine et pas très gracieuse fait un peu tache dans cet environnement.

Le comportement routier apporte une bonne note, en se montrant suffisamment confortable, tout en faisant preuve d’un dynamisme de bon aloi. Jamais de mauvaise surprise à son volant, même en le menant de manière un peu virile, et à vrai dire on se surprend à se prendre au jeu. En fait il se situe pile poil au milieu des deux cousin PSA. Plus dynamique mais moins confortable qu’un C5 Aircross tout en étant plus confortable et moins… dynamique qu’un 3008. Pragmatique.

Son package technologique se remet à jour également, et seul le détecteur d’angle mort du rétroviseur aurait gagné à se faire moins discret, il n’attire pas vraiment l’attention de par la faiblesse de son signal lumineux, et il faut avoir déjà l’œil dans le retro pour le voir.

Monsieur sérieux. Ce Kadjar est un compagnon du quotidien fidèle et agréable, doté d’un bon compromis confort/tenu de route, d’une mécanique discrète et efficace, d’une habitabilité correcte et que vous pouvez choisir en mode passe-partout ou moins discret. Le tout pour un tarif particulièrement bien étudié. Pragmatique, tout simplement.

Version essayée : Renault KadjarIntens TCe 160 EDC FAP au tarif indicatif de 38 429€ TTC

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