Vae Electra Navigator GO, l’electrification version deux roues
Par   |  19 janvier 2021

Si l’électrification se fait de plus en plus galopante dans le monde automobile, il y a un domaine ou elle semble avoir prit une longueur d’avance, le vélo ! Alors l’idée nous est venue de faire une petite entorse à notre univers habituel, et, une invitation du spécialiste Electra tombant à point nommé, à aller passer une journée, fraiche mais ensoleillées, dans les rues Parisiennes encombrées, afin de comparer nos deux mondes, qui n’en font finalement qu’un.

Quitte à essayer un vélo, autant en choisir un au look affirmé, aussi avions nous réservé le modèle « Navigator Go » dans la gamme Attitude, qui nous avait tapé dans l’œil avec son aire de mini « chopper », au point que nous étions à deux doigt d’enfiler le blouson en cuir et les Santiags ! Maintenant que nous sommes nez à nez avec notre destrier, force est de constater qu’il est encore plus beau en vrai qu’en photo ! Quelle présence, avec son cadre « Nautilus blue » mat au dessin recherché, habillé de quelques décors ainsi que des gardes boues affichant leur gout pour le voyage au long court.

Ajoutez-y des poignées (dont une commandant les 5 vitesses) ainsi qu’une selle d’une contrastante teinte liège, ainsi que quelques chromes, mais pas trop, pour compléter le tout, et l’ensemble fait se retourner les têtes et vous vaudront quelques pouces levés.

Les grosses roues de 26’’ aidées de conséquents ressorts de selle, promettant un confort, qui s’avèrera tout bonnement exceptionnel tout au long de cet essai.
Les matériaux sont au-dessus de tout soupçon, et les finitions très bonnes, le seul point que nous aurions bien vu amélioré, se trouve être la fixation du guidon au cadre, qui aurait gagnée à être plus soignée, une broutille.

Le moment est enfin venu d’enjamber le cadre pour s’élancer. La première seconde est contrastée, puisque, tel l’adage « aide-toi, et le moteur t’aidera », si l’on ne donne pas une forte impulsion, le réputé moteur Bosch Performance Line de 250W ne fera rien pour vous, laissant entrevoir le poids relativement conséquent de la bête. Mais une fois lancé, celui-ci prendra le relai, ne vous imposant qu’un effort minimal pour maintenir une allure suffisante. D’ailleurs le niveau d’aide sera fonction du mode choisit, puisqu’en dehors de couper le moteur, et mieux vaut ne pas à avoir de fortes cotes à affronter dans ce cas-là, quatre modes sont à votre dispositions, Chacun permettant de calibrer le niveau d’aide reçu, et de fait, faire varier l’autonomie.

Commençons en « ECO », qui apporte déjà un coup de pouce important tant que ça ne monte pas trop, et stabilisera la vitesse à un petit 20km/h, tout en optimisant sa durée de fonctionnement au maximum, d’expérience disons environ 90km même si cela n’a rien d’officiel. D’ailleurs la recharge complète est annoncée en 4.5 heures sur chargeur standard. En appuyant sur le petit bouton situé sur le bloc de commande, peut être un peu trop simpliste dans ses fonctions, nous basculons en « TOUR », probablement le mode le plus équilibré, avec une aide un peu plus importante, pour une autonomie à peine amputée.

Le mode « SPORT » venant ensuite proposer le maintien aisé d’une vitesse supérieur, approchant les 25km/h maximum règlementaire. Les montées même les plus ardues deviennent une formalité, et les longues distances ne feront plus peur aux moins sportifs d’entre nous qui pourraient même en profiter pour se remettre au sport en douceur. Quant à l’évocateur mode « TURBO », il n’apporte pas nécessairement beaucoup plus sous nos cieux, étant probablement là pour les pays ou la limitation réglementaire est de 32 km/h.

Les freins à disques faisant partie de la dotation de série, sont particulièrement bienvenu et surtout très efficaces et faciles à doser dans la circulation Parisienne, au milieu des voitures ne disposant de rétroviseurs que pour la décoration, et des piétons traversant n’importe où, n’importe quand avec le nez dans le smartphone, le lot de toutes les grandes agglomérations en sommes.

Le guidon bien large permet une excellente stabilité et une directivité parfaite, bien qu’il élargisse notablement l’encombrement du vélo, le rendant aussi large que certaines motos. Il faudra évidement en tenir compte avant de vous faufiler entre deux files de voitures arrêtées au feu rouge, mais l’habitude vient vite.

Reste le prix, 3 499€ ttc pour cette version, c’est conséquent, mais au vu de la technologie embarquée, du design et du charme de l’engin, cela n’apparait pas délirant, d’autant que de nombreuses aides à l’achat devraient vous permettre d’alléger sensiblement la douloureuse.

Pour faire un parallèle avec notre univers automobile, disons que le fonctionnement se rapproche d’un micro hybride, dans le sens ou le ne fonctionne jamais en pur électrique, mais avec un coup de pouce bien plus prononcé, peut être une voie à explorer pour les constructeurs.
Doté d’un look d’enfer, confortable, pratique, facile à vivre et performant, cet Electra a tout bon, seul son prix le desservant quelque peu, mais comme le disait Audiard, « le prix s’oubli, la qualité reste » !

Alors oui, certains objecteront qu’il s’agit d’ajouter une batterie là ou il n’y en avait pas avant, mais nous pensons plutôt au contraire, qu’il s’agit d’ajouter une petite batterie là où il y en avait une plus conséquente (scooter électrique) ou un moteur thermique (petite moto), pour des utilisations de moyenne distance.

Version essayée : Electra Navigator GO au tarif indicatif de 3 499€ TTC

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